LE RETOUR

L’été québécois est vraiment très ensoleillé – Dreamstime

Bonjour, mes chers amis,

J’espère que tout comme moi vous passez un merveilleux été qui, soit dit en passant, est vraiment très ensoleillé, du moins au Québec, n’est-ce pas ? Déjà plus de 2 mois que je suis revenue de ce merveilleux séjour au Costa Rica et que je ne vous ai donné aucune nouvelle, et ce de façon tout à fait volontaire.

À mon retour, j’ai eu besoin de reprendre possession de ma vie ici, de prendre du recul et aussi de faire le bilan de mon voyage. Voyage qui a su me combler à tous les niveaux, tant au point de vue spirituel, qu’intellectuel et physique. En effet, ce merveilleux pays à la faune et la flore si généreuses m’a séduite par son climat, sa langue et l’accueil de ses gens. J’y ai vécu des moments de pur bonheur, où mon cœur et mon âme ne faisaient qu’un. Où mes passions m’ont été présentées et livrées sur un plateau d’argent et où j’ai vécu intensément un de mes grands rêves, celui d’apprendre l’espagnol.

LE CHOC DU RETOUR

– La température

À mon retour le choc fut intense. Tout d’abord habituée, après deux mois, à une température chaude et caressante qui me réjouissait du matin au soir, je dus me réhabituer à notre climat qui était plutôt frisquet et agressant pour moi au début juin. J’irais jusqu’à dire que le froid me causait un certain stress et me faisait même vivre un peu d’agressivité à l’intérieur de moi. Pourtant, ceux qui me connaissent bien savent que la température n’a jamais joué sur mon humeur.

J’apprécie et je profite de chacune des saisons québécoises au maximum. J’adore prendre des marches en forêt à l’automne. J’apprécie aussi l’odeur des bois et de la nature, tout autant qu’une bonne marche en raquettes l’hiver. Le printemps m’anime avec toute cette vie qui se remet à bouger, les bourgeons qui éclatent et l’espoir du renouveau qu’il apporte. Et l’été me permet de vivre à l’extérieur presque à temps plein, puisque je suis une adepte du camping et du kayak.

– La vitesse et le stress

Les troupeaux de vaches en guise de trafic à Samara – Christine Gagnon

J’ai aussi dû me réhabituer à la vitesse de la vie ici. À ces automobilistes qui, pour certains, si pressés et si stressés manquent de me frapper pour gagner quelques secondes. Moi qui étais habituée à circuler à vélo et à avoir  un troupeau de vaches en guise de trafic, croyez-moi, je fus déstabilisée. Car voyez-vous, en deux mois j’avais eu le temps de me faire une vie et d’apprécier toutes les subtilités du Costa Rica et de la Pura Vida.

– La langue

Et la langue! Ah oui! La langue espagnole me manquait beaucoup. Cette langue était comme une chanson à mes oreilles. Tous ces sons, cette tonalité, ces «R» roulés, me remplissaient le corps et l’esprit d’une douce mélodie. Et que dire de mon corps? Celui-ci vibrait. J’étais tellement imprégnée de cette langue qu’à l’aéroport à mon retour, je n’étais plus du tout capable de parler anglais. Je pensais et je parlais uniquement en espagnol. On me parlait anglais, j’avais beau essayer, rien n’y faisait. Je ne réussissais à répondre qu’en espagnol. C’est comme si mon anglais avait disparu. Pouf!

Vous pensez bien qu’en arrivant à Québec, lorsque j’entendis mon premier «Calice de Tabarnak!» typiquement québécois, cela n’avait rien à voir avec la douce mélodie de l’espagnol. Ce fut plutôt comme des flèches pour mes oreilles. Et cela me ramena rapidement à ma réalité.

– Les animaux

Je m’en voudrais d’oublier une dernière chose qui m’a fait tant vibrer au Costa Rica. Ma passion pour les animaux. Pendant mes deux mois passés là-bas, je me suis transformée en Cricri Doolittle. Je savais déjà que j’aimais les animaux, mais à ce point… non.

Vous savez j’ai chez moi, deux merveilleux petits chiens, Charlie et Puffy, qui me comblent de bonheur. Après deux semaines au Costa Rica, les cajoler, les aimer et jouer avec eux, tout ça me manquait. Je voyais bien tous ces chiens abandonnés et errants, mais tout le monde les repoussaient par peur d’être mordu, d’attraper des puces ou je ne sais quoi d’autre.

Un chien de la plage vient à ma rencontre – Christine Gagnon

Alors moi, un beau matin, j’ai décidé que ces animaux méritaient de l’amour comme tout le monde. J’ai donc pris l’habitude de jouer avec eux, de les nourrir et surtout de leur donner le plus d’amour que je pouvais. Ce que j’ai reçu d’eux fut incroyable. Certains m’attendaient à l’école le matin et me serraient de leurs pattes lorsque j’arrivais. D’autres fois, j’étais assise à la plage et j’avais de 4 à 5 chiens assis sur mon paréo. Cela me faisait vibrer intensément et me remplissait d’une joie intense.

Ce fut la même chose avec les chevaux que je pus caresser presque à volonté, pour la première fois. Moi qui normalement suis allergique aux chevaux, je remerciai la vie pour ce merveilleux cadeau. J’ai pensé beaucoup à eux à mon retour et il m’ont manqué énormément.

J’ai même pensé créer un refuge pour ces animaux au Costa Rica, refuge qui leur permettrait de se nourrir et de recevoir de l’amour sans perdre leur liberté. Je n’oublierai jamais ces petites bêtes qui m’ont tant donné et j’espère bien les retrouver à mon prochain voyage. Car oui, j’y retourne! Mais ça, c’est une autre histoire que je vous raconterai bientôt. 

LA TRANSFORMATION ET L’ACTION

Alors, mes chers amis, que faire lorsque vous venez de vivre deux mois de vos passions? Que vous venez de vivre en accord avec vous-même totalement? Et que votre choc culturel se fait chez vous, dans votre propre pays? On m’avait prévenue qu’il était possible que j’aie un choc à l’arrivée là-bas, car le niveau de vie et le confort sont différents. On m’avait prévenue aussi qu’il était possible que je trouve mon retour difficile. Mais je ne croyais pas que ce serait un si gros choc.

Alors que faire?

Me révolter après ma vie? Me fâcher après mon pays? Retourner au Costa Rica au plus vite?

ou

… ? Et vous, qu’auriez-vous fait ?

Dans mon prochain article, je vous indiquerai comment j’ai décidé d’agir, de me (re)transformer. En attendant, écrivez-moi un petit mot pour que je sache que vous êtes encore là, que vous avez attendu patiemment la suite de mon histoire. Mais j’attends aussi votre réponse. Comment auriez-vous réagi à cette situation ?

À bientôt !