À l’envers du Costa Rica, la vie de celui qui reste

La vie en solitaire à Québec

Réunion

Ma vie de bureau se conjugue en réunions et rencontres de toutes sortes (Blatic development forum)

Plus d’une semaine s’est écoulée depuis le départ de Christine pour le Costa Rica. Le temps passe vite et lentement à la fois. Au travail, je ne vois pas le temps passer. J’ai un emploi exigeant et des responsabilités importantes. Quand arrive la fin de la journée, j‘ai l’impression que je viens tout juste d’entrer au bureau. Mes journées se conjuguent en réunions, en rencontres individuelles, en reddition de comptes, en règlement de problèmes et en situations de toute nature. C’est la vie de cadre, la voie que j’ai choisie pour m’épanouir professionnellement.

À la maison toutefois, le rythme décélère, le temps ralentit, la cadence diminue. J’ai établi ma routine de célibataire de fonction: je me fais à souper, je sors quelques minutes avec les chiens et je fais des petits travaux autour de la maison, puis je rentre. Mes soirées sont occupées à traiter des choses simples de la vie : les tâches ménagères, le courrier, la location de mon chalet en bois rond l’Inspiration et la prise des rendez-vous divers pour l’auto, les chiens, l’entretien de la maison, etc. Je consacre également du temps à la rédaction de deux livres, sur lesquels je vous donnerai plus de détails dans un prochain article.

La fin de semaine dernière a été réservée en bonne partie aux activités qui concrétisent l’arrivée du printemps dans la cour : gratter la pelouse, sortir les meubles de patio et la balançoire, faire le ménage du cabanon, monter le gazebo, préparer les plates-bandes, etc. Je devrai répéter ces mêmes opérations au cours des prochains jours au chalet, puis au camping où nous sommes saisonniers. Bref, je me tiens occupé et j’aime ça. J’aime vivre à mon rythme, faire les choses à ma façon, y consacrer le temps que je veux, dans l’ordre qui me plaît.

Pas si seul en fait

Même si elle se trouve à des milliers de kilomètres, Christine est encore présente dans ma vie de tous les jours. À la maison, peu importe où mes yeux se posent, son empreinte est nettement imprégnée. Jusque dans l’auto où je retrouve encore ses bouteilles d’eau à moitié vides, ses DVD de Louise Hay ou son CD de conversation espagnole. Jusqu’à notre vieille chienne qui dort encore dans les effets que Christine a volontairement laissé traîner pour que Puffy se rappelle de son odeur. Tout transpire encore sa présence, car en femme d’action elle a tout pris à sa charge.

Skype

C'est fou de pouvoir se parler à des milliers de kilomètres l'un de l'autre

Il y a aussi que depuis que le Wi-Fi est rétabli à Samara, j’ai l’occasion de la voir, du moins lui parler, à presque tous les jours. C’est fou quand même; elle est à l’autre bout du monde et elle apparaît quotidiennement au petit écran de mon ordinateur, comme si j’étais là, sur place, dans la chaleur humide du Costa Rica. J’ai pu voir une parcelle de la pura vida samarienne à la source de laquelle retourne fréquemment sa cousine qui, d’une couple d’années, l’a précédée dans cette même aventure.

Discussion avec la voisine

C’est en travaillant dans la cour samedi dernier que j’ai vu Hélène, notre voisine, qui descendait de son auto. Je lui dis bonjour et elle me demande comment ça va. La semaine d’avant, j’avais parlé à Jean-Marie, son conjoint, du voyage que Christine venait d’amorcer au Costa Rica. Elle savait donc que je vivais seul pour un petit bout de temps. Alors je lui réponds que je vais bien, que je me garde occupé et que le temps passe vite, d’autant plus vite que j’irai rejoindre Christine à la fin mai.

Après quatre ou cinq minutes de badineries, son regard se plante directement dans le mien, puis elle me dit : « Mais toi, Denis, comment vas-tu ? Comment te sens-tu dans tout ça ? » Sa question était tout, sauf banale. Pendant un instant, je me suis senti désarçonné. Je dois vous dire que notre voisine Hélène, je la considère un peu comme une gentille sorcière. Elle perçoit des choses chez les gens que ni la parole, ni l’attitude ne révèlent. De se faire poser des questions pareilles par une personne au sixième sens aiguisé au ressenti a de quoi vous déstabiliser, je vous le jure !

« Lorsque j’ai su que tu serais seul pendant quelques semaines, j’ai demandé à l’univers de trouver un moment où je pourrais te parler, et ce moment est arrivé. » me confie-t-elle. J’avale d’un bon coup ma salive soudainement plus abondante et j’appréhende la suite… « Prends soin de toi. Prends le temps de t’examiner à l’intérieur. Prends le temps de trouver ce qui te fait du bien, ce qui te fait plaisir et gâte-toi un peu. Pense à toi, alors que tu en as et l’occasion et le temps. »

Boxeur

Les mots entraient un à un à grands coups de poing (Olivierphoto)

Ces mots martèlent dans ma tête comme si un boxeur me les faisait entrer un à un à grands coups de poing. Ils font résonner en moi une peur immense qui est enfouie dans le plus profond de mon être, là où je suis le plus vulnérable : la peur de ne pas être aimé! S’accorder du temps pour soi, c’est en consacrer moins à l’être aimé. C’est prendre le risque d’être moins disponible pour l’autre, pour lui faire plaisir, le moyen le plus efficace de se faire aimer!

Dire que quelques minutes avant, je grattais tranquillement mon gazon ! En un instant, me voilà plongé dans le monde des émotions que je n’avais pas du tout le goût d’éprouver à ce moment-là. « Tu le sais Denis, tu as tendance à t’oublier dans les relations amoureuses. Tu le fais maintenant comme tu l’as toujours fait d’ailleurs dans tes autres relations, n’est-ce pas ? ». Knock-out! C’est vraiment comme ça que je me sentais. J’en oublie le reste, sauf quelques bribes; mon cerveau s’étant transformé en gélatine et mon coeur battant la chamade. J’étais démasqué et ça me faisait mal. Je réalisais soudain que l’abnégation, mon credo amoureux, entraîne nécessairement la négation … de soi!

J’étais démasqué et ça me faisait mal. Je réalisais soudain que l’abnégation, mon credo amoureux, entraîne nécessairement la négation de soi !

Que dois-je faire avec ça maintenant ?

Je ne peux pas ignorer que cette conversation a eu lieu. Me tenir occupé avait été jusqu’à ce jour mon mot d’ordre. Une sorte de fuite dans l’action. Un moyen d’évacuer de mon esprit les préoccupations les plus intimistes. Je savais que j’avais à réfléchir sur certaines choses dans ma vie, mais se les faire imposer aussi crûment, en dépit de toute l’adorable délicatesse qu’a déployé ma douce et gentille voisine, ça secoue! Sans le savoir – dans le fond, elle devait bien s’en douter – elle a mis le doigt exactement là où j’ai le plus de travail à faire.

Où l'univers loge-t-il ?

À quelle adresse l'univers loge-t-il ? (Kessler.pierre)

Au moment d’écrire ces lignes, je suis encore sous le choc. Ma voisine m’a remis un superbe cadeau, mais duquel je ne perçois pour le moment que l’emballage mal ficelé. C’est quand même de mon comportement social, de mon attitude envers les autres, dont il est question. Je suis déchiré entre tout ce que j’ai à faire (dans ma tête ça sonne comme tout ce que je DOIS faire) et le temps que je devrais prendre pour moi. J’ai donc décidé de sonner à la même adresse qu’Hélène, là où loge l’univers, afin qu’il m’envoie des réponses claires à toutes ces questions que je me pose depuis deux jours.

En attendant, si l’univers est dans vos parages et qu’il vous souffle à l’oreille quelques suggestions, je suis preneur. Merci !

Je t’aime ma belle amour !

Denis XXX

21 comments on “À l’envers du Costa Rica, la vie de celui qui reste

  1. Bruno Canuel

    Bonjour Denis,

    Tout d’abord, je dois te féliciter pour la qualité de ta plume. Te lire est un vrai plaisir.

    En te lisant, je me suis reconnu sur bien des points. Toi qui me connais un peu, je suis certain que tu reconnaîtras en moi ce gars qui veut toujours faire plaisir et qui pourrait bien être celui qui veut se faire aimer ! C’est ce que semble te dire ta voisine en parlant de toi. Mais est-ce anormal ? Dois-tu vraiment changer ? Tout le monde défend consciemment ou inconsciemment une cause. Certaines causes sont plus banales que d’autres mais la nôtre est peut-être de rendre les gens heureux autour de nous. Nous rétablissons l’ordre des choses. Nous équilibrons les tensions du quotidien pour les gens qui nous entourent. Nous sommes gentil avec eux et cela nous rend heureux. Notre cause avance positivement. Cela n’est pas de l’altruisme pur et simple. Bien au contraire car ce n’est pas gratuit. Nous nous abreuvons du bonheur des autres en leurs transmettant de l’attention et de l’écoute. Avec à ton actif, toutes ces réalisations, crois-tu vraiment que tu t’es oublié pour les autres ? Je crois que non. Je crois que tu leurs à donné une juste part de toi car la vie t’a favorisé d’une énergie constructive au dela de la moyenne. Alors fais attention de ne pas te laisser convaincre trop facilement que tu t’oublies. Peut-être quelques ajustements seraient nécessaires mais ne changent pas trop car c’est toi qui te privera de t’abreuver à cette source de bonheur que les gens te transmettent dans la profondeur de leurs regards reconnaissants. Parfois, les gens qui conseillent, ont eux mêmes quelques choses à soigner.

    Pour ma part, je crois que s’il existait plus de gens comme toi, nous serions dans un monde idéal. Quant à moi, qui me suit fait servir cette soupe à plusieurs reprises, j’ai fait ces changements mais après un certain temps, j’en suis revenu à ma vrai nature et je goûte à nouveau à MON BONHEUR.

    Alors prudence avec les sorcières de ce monde et bonne réflexion !

    1. CECYLE

      BRAVO MON CHER BRUNO, C’EST EXACTEMENT CE QUE JE PENSE, IL N’EST PAS TOUJOUR NÉCESSAIRE DE CHANGER, SIMPLEMENT DE RÉALISER NOS FORCES, PAS SIMPLEMENTS NOS FAIBLESSES; MÉFIONS NOUS DES SORCIERES,QUI MIEUX QUE SOI MEME POUR CONNAITRE SES BESOINS…..ESPÉRANT LA CHANCE DE TE JASER EN PERSONNE UN JOUUUUUUR…BYE BYE!

      1. Denis

        Bonjour Cécyle! Quel plaisir de voir votre commentaire! Je dois d’abord dire que quand je traite ma voisine de sorcière, ce n’est pas dans le sens péjoratif du terme. C’est une personne très aimable et que j’aime beaucoup. Toujours souriante, toujours avenante. C’est une perle. Elle a ce don de ressentir l’énergie des gens et de percevoir des choses que la plupart de nous ne sentent pas.

        La raison pourquoi ses mots m’ont atteint si profondément, c’est que j’avais déjà conscience de mon état et que je désirais profiter de cette période de solitude pour faire le point sur cette question. De les entendre de quelqu’un qui ne me connaît pas dans cet aspect de ma vie, ça m’a chaviré. En fait, tout est une question d’équilibre. Et c’est vers l’atteinte de celui-ci que je concentre mon attention.

      2. CECYLE

        JE NE DOUTE PAS DE VOTRE VOISINE, JE L’AIME DÉJA SANS LA CONNAITRE… !

        1. Denis

          Oui puis elle est super sympathique et belle comme un coeur en plus!

    2. Denis

      Bruno, merci pour tes compliments. Je les apprécie beaucoup!

      Ton message me permet de voir de l’autre côté de la peur de ne pas être aimé. Je répondais tantôt à mon amie Nathalie que derrière toute peur se cache un désir qui est l’envers de la peur. C’est de ce désir dont tu parles et j’admire ton regard positif sur la situation un peu mélodramatique.

      En fait, tout est une question d’équilibre. À trop vouloir éviter le risque de déplaire, on en crée un nouveau qui est plus insidieux puisqu’il devient invisible à nos yeux : la perte de respect de sa propre personne. Calquer les limites de sa personnalité sur le contour de celles des autres dans le but de leur faire plaisir est ce dont je parle dans mon article. Ce que je dois faire, et je le savais déjà avant samedi dernier, c’est de rétablir un équilibre sain entre la situation que j’expose et celle dont tu parles. Et tout ça passe par la reconnaissance et l’affirmation de ses propres frontières personnelles. Ce que me disait en quelque sorte ma voisine.

      Il y a la peur qui paralyse et la peur qui mobilise. Il est possible de transformer l’une en l’autre, de se servir de l’énergie potentielle de la première pour produire l’énergie de mobilisation, celle de l’autre. Une fois tout ça dit, il faut le mettre en oeuvre…

  2. Micheline Iza

    Bonjour Denis, Merci pour ton blog, c’est trés intéressant. A bientôt !

    1. Denis

      Merci pour vos bons commentaires Mme Iza. Venant de vous, ils me font particulièrement plaisir !

      Bonne journée !

  3. Nathalie

    Mon ami Denis, avant toute chose, je dois te dire que j’adore te lire! Ta plume m’enivre et me berce de douceur.

    J’ai une seule chose à te dire : tu as déjà la réponse en toi.

    Si tu ressens une certaine tristesse au fait de t’oublier, comme tu sembles le mentionner dans ton texte, et que l’absence de Christine fait renaître en toi des moments de plaisirs oubliés et bien tu as ta réponse. Ça ne veut pas dire qu’il faut cesser de donner de l’attention aux autres, mais de donner à tout moment, à toute heure sa disponibilité pour les autres est à mon avis une erreur en soi. Notre première priorité dans la vie devrait être soi. Répondre à nos propres besoins avant tout nous permet de mieux donner en retour; moralement et physiquement.

    À mon avis mon ami, aussi simple que ça peut être, si tu prends un réel plaisir à te retrouver seul, à rencontrer des amis sans la présence de Christine (car l’énergie est différente que lorsque qu’accompagné), que tu prennes enfin le temps de faire quelque chose d’aussi anodin soi t-il et qui te fais ressentir du plaisir ou de la satisfaction est une réponse en soi.

    Les deux énoncés suivants me font croire que tu en souffres et que tu as effectivement oublié de penser à toi en premier; car tu as eu mal juste à l’idée d’affronter réellement cette émotion.

    « Tu le sais Denis, tu as tendance à t’oublier dans les relations amoureuses. Tu le fais maintenant comme tu l’as toujours fait d’ailleurs dans tes autres relations, n’est-ce pas ? ». Knock-out! C’est vraiment comme ça que je me sentais.

    J’étais démasqué et ça me faisait mal. Je réalisais soudain que l’abnégation, mon credo amoureux, entraîne nécessairement la négation de soi !

    Je le répète encore : tu as déjà la réponse Denis.

    L’absence de Christine est uniquement là dans ta vie pour te souvenir de penser à TOI plus souvent, de te rappeler que tu as tes propres petits bonheurs qu’un conjoint ne peut te donner.

    C’est ce qui explique pourquoi l’amitié diversifiée est un atout dans la vie. Chaque personne que l’on côtoie répond à un besoin précis. !

    Ta nature profonde demeura, mais meilleure sera-t-elle si tu penses davantage à toi.

    Belle semaine

    1. Denis

      Merci Nathalie, très chère amie, pour tes bons mots réconfortants. Ton commentaire m’étonne, car tu me fais clairement comprendre le sens de mes propres paroles. Dans le fond, ce que tu dis, c’est que les réponses sont cachées dans mes questions. Effectivement, en me relisant, il y a beaucoup d’éléments de réponse qui sont déjà présents dans mon texte. Merci de m’ouvrir les yeux sur ma propre réalité.

      Un jour, j’ai assisté à une conférence d’un chercheur en psychologie du travail qui portait sur la peur et le leadership. Une des grandes conclusions de ses recherches était que derrière chaque peur se cache un désir et qu’il fallait s’entraîner à satisfaire le désir sous-jacent plutôt que de nourrir la peur qui en émerge. Par nos intentions et nos actions, il fallait apprendre à passer du stade du peureux malheureux à celui du brave heureux. Derrière la peur de ne pas être aimé se cache quel désir? Je ne suis pas certain que c’est celui d’être aimé. À mon avis, les actions qui seraient mises en oeuvre pour satisfaire le désir d’être aimé s’apparenteraient beaucoup à celles que la peur de ne pas l’être nous pousserait à faire. Je n’ai pas encore la réponse à cette autre question … Peut-être que le désir est simplement de s’aimer soi-même … C’est à réfléchir.

  4. christine

    Buenos Dias Bruno,

    je comprends très bien ce que tu écris et je tiens juste à spécifier quelque chose. Prendre soin de soi, ne veut pas dire oublier les autres. Ça veut juste dire de commencer par soi, pour mieux prendre soin des autres. Et par la suite, tu es plus en mesure de t’abreuver de la reconnaissance des autres. Il est d’abord vraiment important de se reconnaître soi-même. Tu ne voudrais sûrement pas d’un médecin malade pour te faire soigner. Hé bien c’est la même chose pour l’humain. Plus tu prendras soin de toi, plus tu seras heureux et mieux tu aideras les gens. C’est toujours difficile d’exprimer cela par écrit. Mais je sais que Denis comprend très bien ce que je veux dire.

    Pour avoir été une femme qui passais beaucoup les autres en premier, je me suis rendue compte qu’à la fin je me sentais vide, car je ne gardais rien pour moi. J’ai dû apprendre à me donner du temps, à me faire plaisir et à penser à moi. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je suis ici. J’ai passé plusieurs mois à me torturer, car je me disais que je pouvais pas laisser mes clients. Et c’est Denis qui m’a poussée à venir en me disant que j’avais besoin de me ressourcer. Il avait bien raison, j’étais vide. Complètement vide. Je suis certaine qu’à mon retour, je donnerai mieux car j’aurai pris le temps de prendre soin de moi.

    À tous les jours, je vis la peur de ne pas être aimée pour toutes sortes de raisons. À tous les jours j’apprends à dire non ou à dire ce que je préfère, malgré mes appréhensions. Même cette semaine, je me sentais tellement impuissante par rapport à une situation, que j’en avais mal au coeur. Mais encore une fois, Denis m’a dit de prendre soin de moi. Qu’il s’en occupait.

    J’ai répété souvent à Denis de prendre soin de lui et je suis très heureuse, malgré le choc, qu’il en prenne conscience. Denis est un homme formidable et plus il sera à l’avant-plan plus je l’admirerai.

    Hasta Luego

    Christine

  5. christine

    A toi, Denis mon amoureux,

    Je te sens un peu déstabilisé par ce qu’Hélène t’a dit et je comprends très bien ce que tu vis. Prends le temps de digérer tout ça et de faire un pas à la fois. Tu es tellement merveilleux et tu possèdes tellement de qualités. Je te souhaite le bonheur de te connaître et d’être toi-même. Je te souhaite d’aller à ta rencontre, comme je suis à la mienne. Il y a des moments où c’est insécurisant et déstabilisant. Mais savoir qui on est vraiment, ce que l’on aime, et passer à l’action, c’est tellement gratifiant. Je te souhaite sincèrement de mettre en action pour toi tout ce que tu m’as poussé à faire pour moi depuis 7 ans.

    Je te dirai ce que tu m’as répété souvent…. mon amoureux, je vois des choses en toi que tu ne vois pas. Alors go, toi aussi vas-y et prends ton envol, et ensemble nous pourrons survoler le monde. Nous serons deux oiseaux libres et heureux et pourrons partager une vie de bonheur.

    Je t’aime

    Ta chica du Costa Rica x0x0x0

    1. Denis

      Merci Belle amour,

      Tes mots me réconfortent et m’encouragent. J’étais déjà conscient de ce dont Hélène m’a parlé, tu le sais. Tu connais sa douceur, sa gentillesse. Mais je l’ai rarement vue aussi droite et affirmative que samedi dernier. Son attitude corporelle, son assurance, la clarté de son message ajoutaient à la puissance des mots qu’elle me destinait. C’était impressionnant! Cette séquence m’est restée dans la tête. Et quand j’y pense, je revois clairement cette scène, encore et encore, comme un film qui tourne en boucle.

      Autant cette conversation m’a marquée, autant elle marque aussi le sens et la profondeur du changement. Ton absence me donne cette opportunité de le faire. Je compte bien en profiter.

      Je t’aime !
      XXX

  6. Micheline Iza

    Ce que vous dites me chavire, mais je sais que c’est là pour m’aider. Merci à vous deux !!!

    1. Denis

      Avec tous les commentaires que nous avons reçus, je constate que plusieurs personnes se reconnaissent dans ce que raconte mon texte. C’était le but que Christine et moi poursuivions en partageant à coeur ouvert nos impressions, nos sentiments, l’amour imparfait qui nous réunit. À travers notre histoire, nous espérons que certains prendront conscience de leur réalité et s’inspireront de notre exemple pour aller de l’avant.

      Le plus long voyage n’est pas celui que Christine fait actuellement au Costa Rica. C’est celui que nous nous sommes permis de vivre l’un et l’autre, séparément, à l’intérieur de nous-mêmes. Et tant mieux si, au passage, notre voyage peut inspirer d’autres personnes à en faire autant.

  7. L'univers

    Hello Denis,

    ce n’est pas facile quand on donne aux autres (conjoint ou autre), quand on remplit sa vie avec plein d’activités remplissant un quotidien si rassurant, de se poser pour penser à soi.
    Penser à soi, penser à ce que l’on aime…
    cherche ou laisse venir à toi ce qui te ferait plaisir dans l’action ou l’inaction
    ce peut être :
    s’allonger et écouter une douce musique
    écouter sa respiration
    faire une promenade
    une ballade
    un ciné
    voir un(e) ami(e)….
    quelque chose qui te ferais plaisir et que tu ne fais pas habituellement
    apprendre à prendre plaisir autrement…
    bon voyage intérieur…

    1. Denis

      Merci l’Univers pour tes paroles si sages. Je me doutais bien que tu errais dans le coin 😉

      1. L'univers

        J’avais envie de vous faire sourire Cricri et toi 😉

  8. Jovette

    Que ces mots si simples en soi sont tellement plein de sous-entendus ! Apprendre à s’aimer soi-même pour mieux vivre en présence des autres, quel dilemne ! Je fais parti de ceux et celles qui en sont à ce stade de leur vie où ils se rendent comptent qu’ils n’ont rien appris…ne sachant rien de son moi-intérieur. Dieu, que ça semble facile, dis par les autres ! Mais combien difficile de mettre en pratique :  » Faire son propre bonheur. »
    Je travaille tellement fort sur moi pour y parvenir. Cela fait longtemps que je sais que je ne suis pas heureuse complètement car depuis plusieurs années combien de fois me suis-je senti envahie d’une immense tristesse. Elle fonce sur moi sans crier gare et je n’ai qu’à me laisser submerger par les larmes qui même en étant seule me pousse à mes cacher le visage par pudeur de laisser paraître ma vulnérabilité. À qui…?pourquoi….?
    L’éducation reçue en est-elle la cause ?
    Ton questionnement Denis, j’en suis consciente et je comprends que tu repasses en boucle les mots de ta charmante voisine. Savoir une chose et se le faire dire par quelqu’un d’autre…ne fais pas le même effet.

    Ce que je sais par contre c’est que de penser à soi et de prendre du recul face aux gens qui nous entourent devient essentiel à un moment donné dans la vie. Moi, je commence à peine à y voir une différence et à l’apprécier et je crois que c’est le plus beau cadeau que je pouvais me faire. J’ai encore beaucoup de chemin à faire mais je sais que je suis sur la bonne voie et que je ne laisserai personne décider ce qui est bon ou non pour moi.

    Bonne chance !

    1. Denis

      Wow! Quel beau message Jovette! Passer de la conscience à la parole (ou à l’écrit), puis de la parole aux actes, exigent du courage et de la détermination. Je constate que tu es dans l’action et que, même si au départ il s’agissait d’un passage difficile, tu en récoltes aujourd’hui les premiers fruits. C’est très inspirant. Et ton témoignage a une valeur d’autant plus grande que c’est de ton vécu dont tu parles.

      Bravo pour cette grande ouverture! Bravo de nous avoir donné l’exemple! Bon courage pour la suite!

      Merci !

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